Cuvée 2107 ... 43ème revue

 Faux tôt


Cher public du cabaret.




Cette année, pour changer, j’ai décidé de vous rapporter la chronologie des évènements qui nous amènent à vous présenter un spectacle unique depuis  43 saisons.

Au commencement est l’écriture. Celle-ci est principalement du domaine de Bernard qui rédige les textes a partir de la fin de la saison précédente, voir même avant, ce qui vous le reconnaitrez est vraiment TÔT. Mais comme il y apporte des modifications jusqu’à la veille des représentations pour coller au contexte local, les comédiens, eux, trouvent que cela fait TARD.

En juillet, c’est l’heure de notre assemblée générale, nous choisissons les bonnes œuvres que nous voulons soutenir, parmi les nombreuses candidatures qui nous sont parvenues. Je dis que c’est TÔT, mais notre secrétaire qui doit contacter les déçus et gérer les contrats etc … dit que c’est TARD.

Début septembre, c’est là qu’ont lieu les premières lectures des textes, et la distribution des rôles. Les techniciens trouvent que c’est TÔT, mais les acteurs qui doivent mémoriser les textes sont persuadés que c’est TARD.

Courant octobre il faut penser aux effets sonores.  La troupe pense que c’est TÔT, mais ceux qui font la recherche et retouchent les effets pensent que c’est TARD.

Début novembre, c’est l’heure de la mise en scène et les acteurs qui peinent encore à mémoriser les textes râlent que c’est bien trop TÔT, mais le maitre de ballet, lui, soutient que c’est bien TARD.

Courant novembre viennent se rajouter les chansons. Les techniciens, dont la présence sera dorénavant requise, trouvent que c’est TÔT, mais ce n’est pas l’avis des chanteurs qui affirment que c’est TARD.

Viennent ensuite s’ajouter les gens des coulisses. Les acteurs, qui se passeraient bien de cette charge supplémentaire, rouspètent que c’est bien trop TÔT . Mais les personnes concernées, qui doivent s’occuper de trouver les accessoires, d’organiser l’aller et venue derrière le rideau etc… elles, soutiennent que c’est TARD.

Début décembre, il faut penser au filage, ainsi qu’à trouver un titre à la revue. Dans ce cas encore certaines personnes pensent que c’est TÔT, mais les responsables de la conception des affiches, et du programme, ainsi que de leurs impressions eux, proclament que c'est TARD.

Fin décembre il faut penser à accoucher d’un texte pour le blog. Personnellement  je trouve que c’est TÔT, mais l’équipe vous dira que c’est TARD.

Début janvier il faut penser aux réservations. La personne que vous aurez au téléphone dit que c’est trop TÔT, mais parmi vous, cher public d’aucuns m’assurent que c’est TARD.

Courant janvier, les répétitions s’accélèrent au grand dam de la troupe qui maintien contre vents et marées que c’est trop TÔT, alors que le metteur en scène s’arrache les cheveux parce qu’il  soutien que, si on veut être prêt à temps, c’est TARD.

Enfin, les derniers jours les choses se précipitent. Vient d’abord la colonelle, puis la générale que nous aimerions voir se profiler plus TÔT, mais qui pour des raisons organisationnelles ne peut avoir lieu que la veille du spectacle, c'est-à-dire TARD.

En même temps il faut procéder à la mise en place du matériel, ainsi qu’aux sièges qui vous permettrons de ne pas assister à notre spectacle debout. Ici encore les procrastinateurs considéreront que c’est trop TÔT, alors que les réalistes sauront que c’est bien TARD.

Enfin viendra le grand soir, celui auquel aboutissent toutes ces péripéties et où nous espérons  vous rencontrer pour rigoler TÔT… mais pas trop TARD !